LLOYD LA MARCA - OGMINT

Lloyd La Marca : Un entrepreneur genevois investit dans la réalité augmentée

Alors que les géants de la technologie explorent toujours davantage de possibilités d’exploiter les innovations les plus récentes, Lloyd La Marca, l’homme d’affaire suisse et notamment fondateur de la société ACM (Advanced Currency Markets) s’est engagé dans une aventure étonnante, tant par son originalité que par son indépendance.

En janvier 2015, Lloyd La Marca a acquis une part majoritaire d’une société israélienne nommée Ogmint, une startup ayant développé une technologie de réalité augmentée qui projette un produit en trois dimensions sur l’image du consommateur en temps réel. Muni d’un bracelet doté de marqueurs spéciaux, l’utilisateur verra son image captée par une caméra à haute définition directement projetée à l’écran qui fait alors office de miroir.

Un prototype avait été présenté au salon international de la haute horlogerie Baselworld en 2014. Il avait été exposé par Romain Jérôme, une marque innovante au succès grandissant.

Ogmint avait alors connu un relatif succès, même si sa valeur ajoutée restait quelque peu discutable pour une utilisation exclusivement dans la haute horlogerie.

Lloyd La Marca n’en est cependant pas à son coup d’essai et compte bien exploiter le potentiel de cette technologie au-delà du show-room des horlogers. En effet, La Marca, a déjà une longue expérience dans la gestion de startups qu’il a mené au succès plus d’une fois. Il fut à l’origine d’autres projets dans les domaines de la finance et de la technologie, tels que la société de trading ACM, du fournisseur de vidéo à la demande Swiss TV, et de la société Smartlink, l’un des projets de paiement mobile les plus prometteurs de ces dernières années.

«la technologie développée par Ogmint a un éventail d’applications très large dans des domaines variés tels que l’éducation, la médecine, le commerce de détail ou le marketing»

L’avenir de la réalité augmentée

LLOYD LA MARCA - OGMINT 2

Interrogé sur ce rachat, Lloyd La Marca a partagé son point de vue sur le futur de cette société. Le commun des mortels aurait tendance à faire un parallèle avec la réalité virtuelle, que Monsieur La Marca ne considère guère comme une menace pour ses activités. « Ce rachat s’inscrit dans une volonté plus large d’être présent dans le monde de la réalité augmentée. Celle-ci est très différente de la réalité virtuelle. Notre but principal est d’améliorer l’expérience du monde réel en y ajoutant des models 3D très réalistes, plutôt que de recréer un monde virtuel. » a-t-il expliqué.

L’homme d’affaires qui détient les actions de la plupart de ses sociétés au travers du fond d’investissement TechVest a repris la responsabilité du développement stratégique de Ogmint et a prévu de diversifier l’utilisation de la technologie afin d’augmenter son potentiel de croissance. « The sky is the limit ! » a confié l’homme d’affaires, signifiant que les possibilités sont infinies. « D’un point de vue commercial, la réalité augmentée deviendra un outil de tous les jours utilisé aussi bien par les sociétés que les individus dans des objets tels que les miroirs par exemple ». Lloyd La Marca poursuivit en expliquant que « la technologie développée par Ogmint a un éventail d’applications très large dans des domaines variés tels que l’éducation, la médecine, le commerce de détail ou le marketing».

Avec les bonds fulgurants qu’ont faits les microprocesseurs ces dernières années, les projets de réalité virtuelle et réalité augmentée sont revenus au-devant de la scène, présentant une fluidité, des textures et des rendus plus réalistes que jamais. Aujourd’hui, le défi est de trouver les meilleures applications possibles pour rentabiliser ce produit.

D’autres entreprises se prêtent au jeu de la réalité virtuelle ou augmentée. On notera les avancées de la société GulliVR, entreprise genevoise qui a lourdement investi dans le développement de voyages immersifs à l’aide des lunettes de réalité virtuelle Oculus Rift. La startup propose de recréer des environnements pour des visites virtuelles à 360 degrés, ou encore de créer des espaces virtuels en 3D. Des essais très concluants sont en train d’être réalisés pour permettre aux musées de proposer des expositions virtuelles par ce biais. Vous pourrez ainsi visiter le tombeau de Toutankhamon depuis l’aile égyptienne du Louvre par exemple.

Lloyd La Marca est catégorique sur le fait que même si les technologies sont d’apparence similaires sur certains points, il y a une grande différence et des usages spécifiquement adaptés à l’une ou l’autre des technologies. Sous sa direction, Ogmint compte se démarquer d’autres compétiteurs qui tentent de couvrir trop de niches technologiques. « Nous avons décidé d’adopter une approche très consciencieuse et focalisée sur un axe de développement bien spécifique afin d’offrir des solutions de réalité augmentée de haute qualité ».

Ogmint propose des solutions clé en main aux horlogers et travaille actuellement avec des acteurs importants d’autres secteurs afin d’adapter son logiciel aux besoins naissants de ce monde en perpétuelle évolution.